Thématique 02 · AI Act & Déontologie

Tenir devant le règlement

Traduire l'AI Act, le secret professionnel et la responsabilité ordinale en doctrine opérationnelle pour le cabinet.

I · Diagnostic

L'AI Act devient pleinement applicable en 2026-2027. Très peu d'acteurs l'ont traduit pour la profession comptable.

Classification des usages, obligations de transparence, documentation des systèmes, supervision humaine : le règlement européen ne parle pas directement du cabinet d'expertise, mais ses exigences s'appliquent à la plupart des cas d'usage déjà déployés en production.

À cela s'ajoute la spécificité française, plus exigeante que le socle RGPD : secret professionnel, responsabilité ordinale, normes CSOEC et CNCC. Un outil IA parfaitement conforme au RGPD peut rester problématique côté déontologie.

Le vrai gisement de valeur pour le Lab est à l'intersection AI Act × secret professionnel × responsabilité ordinale. Peu d'acteurs ont cartographié précisément ce que le règlement impose aux cabinets. Il y a la place pour une doctrine qui fait autorité, plutôt que des généralités sur le RGPD.

II · Angles d'analyse

Quatre angles que le Lab travaillera

angle i

L'AI Act appliqué aux cabinets

Classer les usages réels (aide à la saisie, génération de livrables, prédiction, notation) selon les catégories du règlement : risque inacceptable, élevé, limité, minimal. Et en déduire les obligations concrètes de documentation, logs, transparence, supervision humaine.

angle ii

IA et secret professionnel

Que peut-on légitimement confier à un modèle hébergé par un tiers ? Quelles garanties contractuelles exiger ? La question est particulièrement vive pour les outils américains et pour les assistants « grand public » utilisés en shadow IT par les collaborateurs.

angle iii

La chaîne de responsabilité

Qui répond d'une erreur produite par un outil IA : l'expert-comptable signataire, l'éditeur, le fournisseur du modèle ? Les régimes classiques se brouillent face à des systèmes non déterministes. Les dirigeants de cabinet ont besoin d'une doctrine claire, pas de glose juridique.

angle iv

Les normes professionnelles à faire évoluer

Attestation, signature, diligences, contrôle qualité : les normes CSOEC/CNCC ont été écrites pour un monde sans IA générative. Lesquelles tiennent ? Lesquelles doivent être adaptées ? Le Lab peut alimenter activement ce travail normatif plutôt que le subir.

III · Questions ouvertes

Ce que le Lab cherche à résoudre

  • Q01Jusqu'où peut-on déléguer à une IA sans transférer la responsabilité professionnelle ?
  • Q02Comment documenter les décisions IA pour répondre à une demande de l'Ordre ou de l'administration ?
  • Q03Quelle doctrine pour l'usage d'outils IA hébergés hors Union européenne ?
  • Q04Quels usages doivent faire l'objet d'une information systématique au client ?

IV · Livrables envisagés

Ce que le Lab pourra produire

Livre blanc

AI Act × profession

Lecture appliquée du règlement aux cas d'usage réels en cabinet, validée juridiquement.

Charte-type

Usage IA en cabinet

Modèle adaptable, publiable auprès des collaborateurs et des clients.

Fiches

Cas d'usage sensibles

Une fiche par cas critique (assistant client, génération de note, anti-fraude) avec les garde-fous concrets.